フランス文学の王道、ヴィクトル・ユーゴー 『ノートルダムの鐘』一考察

フランス文学の王道、ヴィクトル・ユーゴー 『ノートルダムの鐘』一考察

Lhistoire

Avant d’être
une adaptation tr
ès libre et édulcorée du studio Walt Disney,
Notre-Dame de Paris sign
é Victor Hugo, est un roman sans concessions qui dépeint
une
époque gangrénée par la terreur et la pauvreté où les
ex
écutions sont à la fois un spectacle et une formalité.  Et pendant que le peuple se meurt, le machiavélique
Roi Louis XI m
ène lesprit tranquille une vie plus que confortable. Cest de ce climat austère que
d
émarre l’œuvre monumentale de Victor Hugo.
 
Victor Hugo,
qui interviendra beaucoup dans le roman, met aussi un point d
honneur
à montrer linvestissement et lingérence de l’Eglise catholique dans les affaires de
l
Etat au travers de Claude Frollo, homme austère et torturé qui
fait preuve de bon sens en certaines occasions et beaucoup de d
éraison
en d
autres.
 
Les
personnages
Le roman ne
repose pas uniquement sur les
épaules émaciées de larchidiacre (Claude
Frollo). L
ouvrage est composé dune grande variété de personnages. Nous
avons bien
évidemment le bossu de Notre-Dame, monstruosité au grand cœur voué corps
et
âme à son maître et à la cathédrale. Il y a aussi La Esmeralda, autre personnage capital de louvrage.
Cette derni
ère élevée par des bohémiens et des brigands tombe amoureuse du capitaine
et coureur de jupons Ph
œbus de Châteaupers et connaît un destin tragique.
Sans oublier le fantasque Pierre Gringoire, individu lunaire et dramaturge
incompris qui tombe aux griffes des brigands et devient bon an mal an l
un des
leurs.
 
Notre-Dame
Enfin lon
pourra mentionner un autre personnage bien plus important encore : Notre-Dame
de Paris. L
anecdote qui suit illustre au combien le monument avait un rôle décisif
dans le r
écit. Pour la traduction anglaise du titre de louvrage les exégètes décidèrent dopter
pour The Hunchback of Notre-Dame (Le Bossu de Notre-Dame). Le titre d
éplut
fortement
à Victor Hugo. Pour la simple et bonne raison quil mettait trop en avant
le sonneur de cloche et pas assez la cath
édrale. En effet ce sont bien plutôt les
personnages et les
événements qui gravitent autour de la cathédrale
et non pas l
inverse.
 
Etant un grand
admirateur de l
art gothique, Hugo voulait aussi attirer lattention
sur la splendeur qu
’était larchitecture de la cathédrale.
C
est parfaitement remarquable pour les lecteurs les plus patients, Victor
Hugo consacre un chapitre entier
à lhistoire et à lagencement du monument où il décrit
avec beaucoup de soin et d
exactitude sa métamorphoses au fil des
si
ècles et les différentes modifications plus ou moins heureuses quil a
subies.
 
Conclusion
Ouvrage abyssal
dont la longueur pourra peut-
être décontenancer les lecteurs les moins téméraires
mais il serait dommage de passer
à côté dun des piliers de la littérature française.
Gageons que ses th
èmes intemporels ainsi que la splendeur du style de
Hugo parviendront
à tenir en haleine les lecteurs les moins acharnés. 
 
Extrait du
chapitre I du livre troisi
ème :
« Sans doute cest encore aujourdhui un
majestueux et sublime
édifice que l’église de Notre-Dame de Paris. Mais, si
belle qu
elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas
soupirer, de ne pas s
indigner devant les dégradations, les
mutilations sans nombre que simultan
ément le temps et les hommes ont fait subir
au v
énérable monument, sans respect pour Charlemagne qui en avait posé la première
pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait pos
é la dernière.
 
Sur la face de
cette vieille reine de nos cath
édrales, à côté dune ride on trouve toujours une cicatrice.
Tempus edax, homo edacior. Ce que je traduirais volontiers ainsi : le temps est
aveugle, l
homme est stupide.
 
Si nous avions
le loisir d
examiner une à une avec le lecteur les diverses traces de
destruction imprim
ées à lantique église, la part du temps serait la moindre,
la pire celle des hommes, surtout des hommes de l
art. Il faut bien que je
dise des hommes de l
art, puisquil y a eu des individus qui ont pris la
qualit
é darchitectes dans les deux siècles derniers »
[1]

 Rédigé par Emile

[1]Victor Hugo, Notre-Dame de
Paris, p.187, livre de poche classique, 1831 (2018)

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