5月24日開催、Vanessa先生による「会話強化グループレッスン」レポート

Bonjour à tous !

アンサンブルではオンラインの
マンツーマンフランス語レッスンだけではなく、
最大6名まで参加できる「グループレッスン」も無料で開催しております。

本日は5月17日に続き、5月24日にVanessa先生担当により開催された
「会話強化グループレッスン」のレポートをお届けいたします!

テーマは前回同様、
「フランスとストライキ La France et la grève」ですが、

サブタイトルが少し変わりまして、
~ Différents grévistes : les étudiants et les syndicalistes SNCF, Aif France ~
(異なる顔ぶれのスト参加者:学生そしてSNCF、Aif Franceの組合員たち)


今回は中級以上の生徒様を対象としたレッスンでしたので、
Vanessa先生はいつも通り明解な発音でわかりやすく話しながらも、
ストライキ発端の背景等より細部まで言及され、ボキャブラリーの面でも
たいへん内容の濃いグループレッスンとなりました!

とりわけSNCF、Air Franceという「交通」に携わる企業
2つのストライキに焦点を当てて議論が展開され、各々のケースについて

・企業側の改革案
・反対する労働者側の主張

をメインに活発な意見交換が行われました。
日本では、企業の従業員がこれほど長期間のストを行うことは
非常に考えにくいので、フランスで起こっている事態の原因や背景を
把握しつつ問題について考えることは大変有意義だったと思います。

レッスンの最後に、参加者様たちの意見はどうまとまったのでしょうか?
Vanessa先生が下記にフランス語で報告してくださいましたので、
読解練習を兼ねてぜひじっくりご覧ください。

さて、今年の2月以降フランスでは労働者のみならず
大学生によるストライキや大学封鎖が長期間行われましたが、
彼らは政府による「大学入学に関する改革案」に猛反対しています。

6月の会話強化グループレッスンはその改革案がテーマですので、
気になる方はぜひ奮ってご参加ください!

アンサンブルの生徒様であればどなたでも無料でご参加可能です
「フランス語で自分の考えを話す」というアウトプットの機会を増やし、
会話の練習と上達にぜひお役立てください。

次回のレポートもどうぞお楽しみに♪

【Vanessa先生によるレッスンレポートです】

La France et la grève
Différents grévistes : les étudiants et les syndicalistes SNCF, Aif France

 
Les mouvements sociaux se poursuivent en
France et la situation ne s’améliore pas. La SNCF, va bientôt entamer son
troisième mois de grève et Jean-Marc Janaillac, le PDG du groupe Air
France,  a démissionné le 4 mai dernier à
la suite du désaveu exprimé par ses salariés lors d’un vote interne. La
situation semble s’enliser mais il est important de comprendre pourquoi les
grèves ont commencé et pourquoi elles se poursuivent. Nous nous sommes
concentrés sur celles concernant les transports lors de notre conversation.

 
Dans le cas d’Air France, l’origine du
mouvement est liée au fait que les employés n’ont pas eu d’augmentation de
salaire depuis plusieurs années. Au vu des bénéfices que la compagnie a
réalisés l’année dernière (590 millions d’euros en 2017) et des efforts fournis
par les employés  (toujours plus de
souplesse et d’adaptabilité), ces derniers ont demandé un partage des
bénéfices. L’entreprise qui souhaite investir les bénéfices et non les
répartir, a proposé une augmentation des salaires de 1% et des avantages
individuels (primes, promotions etc.).

Mais les syndicats ont refusé cette
proposition. Le PDG a décidé d’organiser une consultation auprès de tous les
salariés et a menacé de démissionner si jamais celle-ci lui donnait tort. Ses
propositions de hausses de salaire ont été rejetées à 55 % par les salariés.
C’est une situation sans précédent. Mais dans la mesure où la compagnie perd 25
millions d’euros par jour de grève, les salariés ont-ils raison de poursuivre
le mouvement et de refuser une telle offre ? L’avenir nous le dira peut-être.  


Dans le cas de la SNCF, le gouvernement veut
supprimer l’embauche au statut de cheminot et privatiser l’entreprise afin de
stabiliser un déficit de 44 milliards d’euros. Autrement dit, les cheminots
perdront leurs avantages : voyager gratuitement, partir en retraite anticipée,
avoir des congés payés et posséder le statut de fonctionnaire… Et la
privatisation de la SNCF créera de la concurrence et obligera les collectivités
locales à payer les équipements et leur entretien. Les cheminots manifestent de
ce fait pour ne pas perdre leurs droits.

De plus, demander aux collectivités de
supporter les dépenses qu’engendre l’entretien des lignes de chemin de fer,
c’est prendre le risque de voir disparaître certaines lignes de train dont la
fréquence d’utilisation n’est pas assez rentable et de voir se dégrader la
qualité des équipements par manque de moyens financiers selon les régions.
C’est pourquoi, nous assistons à une grève perlée (qui n’a pas lieu tous les
jours) depuis des mois.

 

Tout le monde s’est mis d’accord sur le fait
que les travailleurs ne devraient pas perdre leurs droits. Mais les Français
n’aiment pas le changement. Il faut pourtant trouver une solution face au
déficit budgétaire. Il faut que la France évolue et fasse preuve de flexibilité
face à cette situation délicate. D’autres pays comme l’Italie ou même le Japon
ont déjà fait ce choix. Nous sommes arrivés à un tournant. Ces grèves sont les
prémisses d’un changement sans précédent pour la société française.

Rédigé par Vanessa

 

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